Nouveau devis : report d’un an

André BALBI (ROF), Olivier PADIEU (SNOR) et Catherine de la BOULAYE (UDO) ont fait savoir ce matin par voie de communiqué la satisfaction de leurs organisations devant le report d’un an du devis, initialement prévu au 1er janvier 2018.

« Cela fait en effet plusieurs mois que le ROF, le SNOR et l’UDO, rejoints par toutes les organisations professionnelles de la filière visuelle, militent en faveur d’un report et d’une refonte du nouveau devis, dit normalisé. L’arrêté du 28 avril imposait aux opticiens-lunetiers de remettre aux porteurs un devis détaillant le prix de chaque produit (verres, monture, traitements) et de chaque prestation (prise de mesure, montage, taillage, ajustage…). Or ces prestations ne font pas l’objet de remboursements, ni par la sécurité sociale ni par les complémentaires santé. Elles auraient donc été à la charge des consommateurs. Nous saluons donc la décision du Gouvernement, qui évitera aux Français de subir une hausse du reste à charge au 1er janvier 2018 ».

« Pour autant, l’intention poursuivie par la DGCCRF était louable : améliorer la transparence et le contenu de l’information délivrée au consommateur tout en valorisant le travail du professionnel de santé. Dans cette perspective, à l’occasion de la concertation sur le reste à charge zéro, nous ferons les propositions suivantes pour le futur devis :

  • Accroitre la clarté, la lisibilité et la transparence de l’information délivrée au consommateur, notamment sur la traçabilité des produits fournis et sur les montants des remboursements, en proposant un document simple et lisible pour le consommateur.
  • Veiller à ne pas alourdir le budget consacré par les consommateurs pour l’acquisition d’un équipement.
  • Modifier l’article L.165-9 du code de la sécurité sociale pour y inscrire l’indissociabilité de certaines prestations d’avec la fourniture des produits d’optique médicale.
  • Garantir une mise en œuvre aisée pour les opticiens et les acteurs de la filière, en lien avec les nouvelles dispositions issues de la réforme sur le reste à charge.
  • Anticiper les futures missions de l’opticien de demain ».

    « L’enjeu de la prestation est d’ordre professionnel et non financier, poursuit le communiqué : le cœur de compétence de l’opticien est sa capacité à réaliser un équipement unique en fonction de la morphologie du porteur, de ses besoins en correction visuelle, de la spécificité des verres choisis et de l’adéquation de ceux-ci avec la monture.

Ces prestations liées à la vente, qui engagent la responsabilité de l’opticien par rapport au porteur, doivent rester indissociables de la fourniture des verres et des montures.

Nous devons reprendre en main notre destin : durant les prochains mois, les débats autour de l’avenir de notre métier ne peuvent se réduire au formalisme d’un devis. Nous appelons tous les opticiennes et opticiens de France à nous rejoindre pour promouvoir l’opticien de demain, acteur de premier plan de la santé visuelle des Français ».

Les premières lunettes anti-somnolence au volant

L’enseigne Optic 2000 présentait il y a peu à Paris, à l’Automobile Club de France, une innovation de premier plan dans le domaine de la sécurité routière : la première lunette qui empêche de s’endormir au volant ! Disponible dans le réseau Optic 2000 dès le début de l’année prochaine, ce petit bijou de connectique a été co-développé avec la start-up française Ellcie-Healthy, dirigée par Philippe Peyrard, à qui l’on devait déjà la Téou d’Atol.  Des capteurs infrarouges, un accéléromètre et un gyroscope intégrés dans la monture mesurent les paramètres qui identifient les signes précurseurs de l’endormissement : les clignements de paupières, les bâillements et les micro-chutes de tête. L’ensemble de ces données recueillies sont collectées et analysées pour déterminer le niveau de somnolence du conducteur et la nécessité d’alerter. Si des signes de baisse du niveau d’attention sont détectés, l’alerte est donnée via la monture par le clignotement de LED rouges et/ou par un buzzer située dans les branches qui émet un signal sonore.

La monture fonctionne de manière « autonome ». Grâce à ses capteurs, elle récupère les données qui sont traitées de façon à lancer l’alerte s’il y a lieu. Elle peut également être reliée à l’application pour smartphone « Driver by Ellcie-Healthy » qui va permettre de stocker sur le Cloud les informations sur le conducteur (temps de pause, géolocalisation, durée de port de la monture…). En cas de nécessité, elle fait sonner le téléphone des passagers préalablement identifiés pour les alerter du risque de somnolence chez le conducteur.

 

Edito N°1

« Place de l’Optique » : le nouveau média collaboratif de toute la filière.

Un nouveau média, est un acte de foi : dans la fonction de l’information, dans l’engagement du lecteur, dans l’aspiration collective à améliorer les choses.

Créé en 1998, L’Essentiel de l’Optique s’est posé en rupture avec la presse professionnelle. Il ne se compare pas à elle, il vient la compléter. C’est une presse indépendante d’analyse, de conseil, de prospective, telle qu’il n’en existait pas. A l’orée de ses 20 ans, il était logique que le magazine avance à nouveau une initiative majeure sur le marché de l’information sectorielle.

C’est chose faite avec « Place de l’Optique », premier média collaboratif de la filière optique où c’est l’internaute qui en permanence nourrit l’information (fonction : jinforme@placedeloptique.fr). Priorité au contenu collaboratif.

Dans l’espace médiatique d’aujourd’hui, l’info en continu est devenue une petite musique lancinante, voire obsédante ; quand elle n’est pas carrément anxiogène. Elle est souvent brouillonne, partielle et émotionnelle : on n’y comprend rien. Notre rôle consistera à contrôler et clarifier les données, trier et hiérarchiser les priorités, contextualiser les informations pour les rendre à la fois plus justes, plus lisibles et plus opérationnelles.

Pour passer de la donnée muette à l’information constitutive d’un savoir, d’une expertise et d’une action, nous aurons naturellement besoin de vous, professionnels de l’optique. Autour d’un engagement fort : le métier d’opticien est l’expression d’une mission fondamentale, rendre la vue, permettant ainsi le bien-être de tous. Nous sommes de ceux qui parient sur sa réinvention permanente et sur sa pérennité. Vous aussi ? Rejoignez-nous !

Aujourd’hui la presse change. Les lecteurs deviennent des contributeurs. Ils sont les nouveaux rédacteurs en chef de l’ère digitale. Confirmant notre intime conviction : une presse de talent, c’est avant tout une presse qui sait rassembler des lecteurs de talents.

Cet espace est désormais le vôtre. Je le sais entre de bonnes mains.
Nous n’avons jamais considéré l’information autrement que dans ce partage.

 

Gérard Larnac