RAC zéro : les Français craignent une chute de la qualité

S’ils se disent favorable au principe d’une offre optique sans reste à charge pour tous, les Français craignent fortement une baisse de la qualité des équipements.

3 Français sur 4 jugent que les soins optiques, dentaires et auditifs sont mal remboursés. Et sur les cinq dernières années, 60% d’entre eux ont déjà dû repousser ou renoncer à des soins pour des raisons de coût.

C’est ce que révèle une enquête Odoxa pour le réseau de soins ouvert Carte Blanche Partenaires qui s’est intéressée à l’opinion des Français sur le « reste à charge zéro » dans les trois filières. Sans surprise, les Français se prononcent à 92% favorables à la création de ces offres. Mais cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron fait craindre à 73% des Français une baisse dans la qualité des équipements proposés.

Santé au travail : encore un effort !

 

Selon une récente étude du CREDOC pour le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP), la généralisation de la mutuelle dans les entreprises, effective depuis janvier 2016, est loin d’avoir eu les effets escomptés.

Ces mesures ont pourtant été plutôt bien accueillies. Le principe de tarifs négociés intéresse à la fois les salariés et les employeurs. Un quart des entreprises a modifié leurs garanties en complémentaire et un tiers a souscrit un contrat de complémentaire santé. Mais au total, seuls 24% des entreprises ont eu  à modifier leur régime de prévoyance. Le champ de ces mesures a été par conséquent limité.

Chez les salariés, la hausse du nombre de personnes concernées tient surtout à l’augmentation de la part des salariés couverts par la complémentaire santé collective de leur conjoint ou parents (7 % en 2015 et 13 % en 2017). Avant le 1er janvier 2016, 68% des salariés étaient couverts par le contrat de l’entreprise, 69% après (soit une incidence faible), tandis que dans le même temps nous sommes passés de 64% à 86% de taux de complémentaire santé dans l’entreprise. Aujourd’hui, 14% des entreprises n’ont pas encore totalement mis en place une complémentaire santé (7% pas du tout, 7% en partie. Avec de fortes disparités liées à la taille des entreprises : à partir de 250 salariés, la mise en place est de 96%).

Deux ans après sa mise en place obligatoire, il s’avère donc que globalement le nouveau dispositif ne s’accompagne pas d’une hausse du taux de salariés couverts : ils sont couverts autrement. La mesure profite à des assurés qui étaient déjà couverts, soit par l’entreprise de façon non obligatoire, soit à titre individuel. Ce changement s’accompagne d’une baisse sensible des prestations, et ne lève en rien la discrimination envers les inactifs (étudiants, retraités) et les travailleurs en recherche d’emploi.

Si l’étude du CREDOC confirme que la part de complémentaire santé obligatoire a peu évolué depuis 2015, elle révèle en revanche un basculement des contrats sans option vers des contrats avec options. Si le taux de bénéficiaires d’une complémentaire santé au sein de l’entreprise est stable depuis 2013 (il est passé de 87% à 88%), la part obligatoire avec option facultative, à la charge du salarié, elle, a bondi de 15% à 24% ! Ainsi, près de 6 entreprises sur 10 proposent des options facultatives, 4 sur 10 à la charge exclusive des salariés.

Un tiers des entreprises a mis en place une complémentaire santé. Une entreprise sur cinq a effectué une modification sur la complémentaire santé. Les entreprises n’ayant pas modifié leur complémentaire santé ne l’ont pas fait car celle-ci était le plus souvent déjà adaptée au cadre légal.

6 salariés sur 10 connaissent les tarifs négociés. 54% y voient un intérêt au niveau prix, 23% y voient une contrainte (réseaux). L’intérêt semble donc manifeste.

30% des salariés ont déjà bénéficié de tarifs négociés. L’optique à elle seule concerne la majorité des cas : 55%.  Il faut dire que c’est le secteur où les réseaux sont les plus actifs depuis plus de dix ans.

 

Santé visuelle des enfants : vers un nouveau scandale sanitaire ?

Les difficultés d’obtention de rendez-vous avec un ophtalmologiste mettent en danger la santé visuelle des enfants. Telle est la principale conclusion du dernier baromètre publié hier par KRYS Group. De quoi permettre une véritable prise de conscience collective.

Cette année, en publiant son Observatoire de la Vue en partenariat avec Ipsos, Krys Group fait œuvre de lanceur d’alerte. La santé visuelle des enfants de moins de 10 ans se détériore rapidement. La prévalence des problèmes de vue sur cette population est en augmentation (+ 3 %) en 2017 par rapport à 2016. Principale responsable : la myopie. 13 % des enfants de 4 à 10 ans en sont atteints alors qu’ils n’étaient que 10% en 2016. Cette observation ne fait que confirmer les études déjà connues.

En cause, la convergence de deux facteurs sociétaux massifs : « La baisse du temps passé à l’extérieur, et la sur-sollicitation de la vision de près provoquée par les nouveaux modes de vies (tablettes, télévision, smartphones) », explique Patrice Camacho, Directeur santé et réglementation de KRYS Group, avant de poursuivre : « Aujourd’hui, les enfants de 3 à 10 ans sont déjà des utilisateurs multi-écrans et utilisent en moyenne 2, 4 écrans (et 2,6 chez les enfants ayant un problème de vue). Ils passent d’ailleurs près de 2 heures par jour devant les écrans (1H54) ».

Facteur aggravant : un diagnostic généralement trop tardif, qui intervient peu avant l’entrée en école primaire et l’apprentissage de la lecture, à l’âge de 4 ans et 5 mois en moyenne. Et parfois même encore plus tard, puisque 1 enfant sur 5 a été diagnostiqué au moins un an après sa première visite chez l’ophtalmologiste.

Si les parents sont majoritairement satisfaits de la prise en charge de leur enfant par l’ophtalmologiste (88% d’entre eux apprécient la qualité du suivi), ils ne sont plus en revanche que 39% à être satisfaits des délais de rendez-vous. 2 parents sur 3 estimant même qu’il est compliqué, voire très compliqué, à obtenir.

En effet, l’étude fait ressortir un délai d’attente moyen pour un rendez-vous chez l’ophtalmologiste de 138 jours pour un enfant (4,6 mois), soit 53 jours de plus que pour l’ensemble des porteurs (étude réalisée par Yssup Research pour le Groupe Point Vision, février 2016).

Ce délai varie fortement selon le lieu de résidence : dans les zones rurales, il atteint en moyenne 4,8 mois alors qu’il n’est que de 3,5 mois dans l’agglomération parisienne. Enfin, pour près d’un parent sur 5, il peut excéder 6 mois. Des délais inacceptables pour près de 2 parents sur 3 (63%), qui font inévitablement perdre des chances de récupération à l’enfant et pénalisent fortement ses premières années d’apprentissage scolaire.

Par ailleurs, la distance parcourue pour rencontrer un ophtalmologiste varie également selon le lieu de résidence : si la moyenne relevée par l’observatoire est de 19 km, la distance va s’allonger en fonction de la taille de la ville :

9,2 km en agglomération parisienne

12,1 km dans une agglomération de plus de 100 000 habitants

20,1 km dans une agglomération de moins de 20 000 habitants

31,5 km en zone rurale

Ces résultats reflètent la réalité du manque flagrant d’ophtalmologistes en France et des nombreuses disparités locales qu’il entraîne.

« Cet observatoire fait ressortir la situation alarmante de la prise en charge de la santé visuelle des enfants. Il est urgent que les pouvoirs publics se mobilisent, en concertation avec les acteurs de la filière visuelle, pour une réforme générale de ce système, notamment pour permettre aux ophtalmologistes de dégager du temps médical pour une meilleure prise en charge des enfants. C’est une inquiétude de la grande majorité des parents (94%) et il est temps de les entendre. Dans ce contexte, nous suggérons aux pouvoirs publics de valoriser les consultations des enfants de moins de 6 ans, comme c’est le cas pour les consultations de médecine générale», conclut Patrice Camacho.

L’émergence effective de l’épidémie de myopie chez les jeunes se double donc d’une plus forte difficulté d’accès au spécialiste. Pour des raisons qui ne tiennent pas toutes aux « déserts médicaux » et qu’il faudra bien finir par cerner de plus près… au risque sinon de voir se profiler un nouveau scandale sanitaire.

« Mutuelle communale » : une première en France

La ville de Moulins (Allier) va lancer sa « mutuelle communale » au 1 er janvier 2018. En revenant aux sources de la « mutualisation», selon le principe : se grouper pour négocier des offres au meilleur rapport qualité-prix. Pour que chacun puisse se réinscrire dans un parcours de soin.

Cette mutuelle « solidaire » s’adresse en priorité aux retraités, aux familles en difficulté, ou encore aux salariés pauvres. La souscription d’un contrat ne donne lieu ni à une sélection médicale, ni à un questionnaire de santé. Et promet un niveau minimum de garanties, même avec la couverture la plus basse : remboursement de frais hospitaliers, mais aussi dentaires, optiques et de spécialistes.

EssilorLuxottica : un nouveau PDG après la fusion

Le groupe issu de la fusion Essilor-Luxottica se dotera d’un nouveau PDG, a déclaré le président-directeur général d’Essilor , Hubert Sagnières, au Financial Times, en se déclarant lui-même « trop âgé » pour prétendre durablement à assurer ce poste (source : Les Echos).

Made by Mauboussin

Lorsqu’en septembre 2016 ADCL annonce la signature d’un accord avec la célèbre maison de Joaillerie française Mauboussin, le désormais premier lunetier français ne sait rien encore de la success story qu’il s’apprête à connaître. Un an après, tranchant singulièrement avec le climat de morosité qui s’est abattu sur l’optique, la marque à l’étoile s’impose sur le marché. 1 300 opticiens en sont dépositaires, avec un sell-out exceptionnel.

Les raisons d’un tel succès ? Il faut sans doute les chercher du côté d’un savant équilibre entre la puissance d’un véritable marque de l’élégance à la française (depuis 1827 !), connue pour son audace créative et son accessibilité, hyper-vitaminée par de puissantes campagnes de communication toute l’année, et le positionnement stratégique d’ADCL sur son marché. ADCL APLUS, à l’heure des concentrations, c’est la force de l’indépendance et des promesses tenues (délais de livraison, SAV,…) ; et pour le consommateur, l’assurance de produits novateurs, accessibles et toujours bien placés.  « Nous sommes en mouvement perpétuel, explique Olivier Petitfils, directeur général. Nous anticipons le marché, nous agissons pour faire gagner du temps à l’opticien, pour qu’il se consacre à ses clients et non pas à des problématiques de fournisseurs».

ADCL avec Mauboussin veut être la seule marque de haute joaillerie accessible en lunetterie !  Un excellent rapport qualité-prix-prestige, magnifiquement servi par de très élégants éléments de vitrine et de mise en contexte. Jouant avec les codes de la haute joaillerie française, la vitrine devient un véritable écrin pour présenter les montures comme de véritables bijoux. Le public est ainsi captivé dès l’extérieur de la vitrine par une proposition qu’il a hâte de découvrir en magasin.

Mauboussin : une lunette pour les fêtes, et pour toute l’année, une fête pour la lunette !

Nouveau devis : report d’un an

André BALBI (ROF), Olivier PADIEU (SNOR) et Catherine de la BOULAYE (UDO) ont fait savoir ce matin par voie de communiqué la satisfaction de leurs organisations devant le report d’un an du devis, initialement prévu au 1er janvier 2018.

« Cela fait en effet plusieurs mois que le ROF, le SNOR et l’UDO, rejoints par toutes les organisations professionnelles de la filière visuelle, militent en faveur d’un report et d’une refonte du nouveau devis, dit normalisé. L’arrêté du 28 avril imposait aux opticiens-lunetiers de remettre aux porteurs un devis détaillant le prix de chaque produit (verres, monture, traitements) et de chaque prestation (prise de mesure, montage, taillage, ajustage…). Or ces prestations ne font pas l’objet de remboursements, ni par la sécurité sociale ni par les complémentaires santé. Elles auraient donc été à la charge des consommateurs. Nous saluons donc la décision du Gouvernement, qui évitera aux Français de subir une hausse du reste à charge au 1er janvier 2018 ».

« Pour autant, l’intention poursuivie par la DGCCRF était louable : améliorer la transparence et le contenu de l’information délivrée au consommateur tout en valorisant le travail du professionnel de santé. Dans cette perspective, à l’occasion de la concertation sur le reste à charge zéro, nous ferons les propositions suivantes pour le futur devis :

  • Accroitre la clarté, la lisibilité et la transparence de l’information délivrée au consommateur, notamment sur la traçabilité des produits fournis et sur les montants des remboursements, en proposant un document simple et lisible pour le consommateur.
  • Veiller à ne pas alourdir le budget consacré par les consommateurs pour l’acquisition d’un équipement.
  • Modifier l’article L.165-9 du code de la sécurité sociale pour y inscrire l’indissociabilité de certaines prestations d’avec la fourniture des produits d’optique médicale.
  • Garantir une mise en œuvre aisée pour les opticiens et les acteurs de la filière, en lien avec les nouvelles dispositions issues de la réforme sur le reste à charge.
  • Anticiper les futures missions de l’opticien de demain ».

    « L’enjeu de la prestation est d’ordre professionnel et non financier, poursuit le communiqué : le cœur de compétence de l’opticien est sa capacité à réaliser un équipement unique en fonction de la morphologie du porteur, de ses besoins en correction visuelle, de la spécificité des verres choisis et de l’adéquation de ceux-ci avec la monture.

Ces prestations liées à la vente, qui engagent la responsabilité de l’opticien par rapport au porteur, doivent rester indissociables de la fourniture des verres et des montures.

Nous devons reprendre en main notre destin : durant les prochains mois, les débats autour de l’avenir de notre métier ne peuvent se réduire au formalisme d’un devis. Nous appelons tous les opticiennes et opticiens de France à nous rejoindre pour promouvoir l’opticien de demain, acteur de premier plan de la santé visuelle des Français ».

Les premières lunettes anti-somnolence au volant

L’enseigne Optic 2000 présentait il y a peu à Paris, à l’Automobile Club de France, une innovation de premier plan dans le domaine de la sécurité routière : la première lunette qui empêche de s’endormir au volant ! Disponible dans le réseau Optic 2000 dès le début de l’année prochaine, ce petit bijou de connectique a été co-développé avec la start-up française Ellcie-Healthy, dirigée par Philippe Peyrard, à qui l’on devait déjà la Téou d’Atol.  Des capteurs infrarouges, un accéléromètre et un gyroscope intégrés dans la monture mesurent les paramètres qui identifient les signes précurseurs de l’endormissement : les clignements de paupières, les bâillements et les micro-chutes de tête. L’ensemble de ces données recueillies sont collectées et analysées pour déterminer le niveau de somnolence du conducteur et la nécessité d’alerter. Si des signes de baisse du niveau d’attention sont détectés, l’alerte est donnée via la monture par le clignotement de LED rouges et/ou par un buzzer située dans les branches qui émet un signal sonore.

La monture fonctionne de manière « autonome ». Grâce à ses capteurs, elle récupère les données qui sont traitées de façon à lancer l’alerte s’il y a lieu. Elle peut également être reliée à l’application pour smartphone « Driver by Ellcie-Healthy » qui va permettre de stocker sur le Cloud les informations sur le conducteur (temps de pause, géolocalisation, durée de port de la monture…). En cas de nécessité, elle fait sonner le téléphone des passagers préalablement identifiés pour les alerter du risque de somnolence chez le conducteur.