Krys Group crée le premier protocole de télémédecine dédié à la vue

 

C’est une innovation majeure pour remédier aux déserts médicaux et garantir un accès optimisé aux soins optiques : un protocole validé pour une correction visuelle adaptée en 15 jours contre 6 mois aujourd’hui ! Une initiative privée, signée Krys Group, pour une cause nationale : la santé visuelle des Français. Et pour toute la filière, l’émergence d’un nouveau modèle.

Krys Group vient de présenter une innovation majeure. Afin de remédier aux déserts médicaux et désengorger les cabinets d’ophtalmologie, l’enseigne invente la première solution de télé-ophtalmologie pour accélérer le délai de délivrance des équipements optiques. En partenariat avec MédecinDirect, le N°1 français de la télémédecine, Krys Group expérimente un protocole unique en France coordonnant les trois professionnels de la santé visuelle que sont les ophtalmologistes, les orthoptistes et les opticiens. Le déploiement a démarré début mars et le service s’enrichira en permanence des retours d’expérience.

« Avec cette initiative, explique Patrice Camacho, Directeur santé et réglementation chez Krys Group, nous nous plaçons comme acteur de santé visuelle et démontrons la capacité des opticiens à contribuer au maintien de notre filière d’excellence. Face aux enjeux de la désertification médicale et de l’augmentation des besoins de suivi médicaux pour la prise en charge d’une démographie vieillissante, nous avons choisi la voie de la recherche et de l’innovation qui nourrit notre Groupe depuis plus de 50 ans. La mise au point de ce protocole de télémédecine a nécessité 24 mois d’études, d’échanges avec les acteurs de notre secteur dont principalement les ophtalmologistes, et un investissement significatif de notre part. Mais c’est l’investissement nécessaire pour apporter des solutions concrètes à certains territoires de France qui n’ont à ce jour pas de solutions acceptables pour la santé visuelle. Les opticiens Krys Group sont prêts à se mobiliser pour répondre à ce défi de santé publique ».

Des opticiens au service de l’intérêt collectif

Le délai d’obtention d’un rendez-vous chez un ophtalmologiste est estimé à 117 jours en moyenne et peut atteindre un an dans certaines régions de France. Pour les enfants, il faut compter en moyenne 138 jours, soit la moitié d’une année scolaire : un délai qui ne cesse de s’allonger et dont les conséquences médicales et sociales peuvent être très lourdes.

« Ces délais font ressortir une situation alarmante face à laquelle, en tant que leader de l’optique en France, nous devions réagir. Nous avons donc investi massivement dans un parcours de soin digitalisé qui doit faire évoluer la filière toute entière, au bénéfice de tous les Français », poursuit Patrice Camacho.

La promesse ? Obtenir son équipement en… 15 jours au lieu de six mois !

Sous l’autorité de l’ophtalmologiste, un protocole coordonne le travail des orthoptistes et des opticiens. Le service de télé-ophtalmologie est proposé par l’opticien qui oriente son client vers cette solution lorsqu’il y est éligible. Puis il détermine la correction du patient. Le protocole fait ensuite intervenir un ophtalmologiste par téléconsultation et un orthoptiste pour réaliser les examens physiques de fond de l’œil et de tension oculaire qui permettront à l’ophtalmologiste de faire la prescription nécessaire. En tout, ce protocole réduit à 15 jours les 6 mois d’attente habituels. Levant ainsi le principal frein du marché. Quand on sait que 4 Français sur 10 auraient déjà renoncé aux soins optiques à cause des délais trop longs, on saisit là qu’il s’agit d’une petite révolution !

Ce protocole de télé-ophtalmologie s’adresse aux porteurs de correction déjà équipés, mais n’ayant plus de prescription en cours de validité ou dont la vue a évolué. Il a été validé par plusieurs séries de tests et les toutes premières corrections ont été télé-prescrites par l’intermédiaire des magasins pilotes de Taverny et Franconville (95). Un troisième devrait être déployé à Strasbourg (67) avant d’être étendu à l’ensemble du territoire.

« Ce protocole initie un cercle vertueux. Les porteurs de correction n’ont plus besoin d’attendre leur rendez-vous pour changer d’équipements et gagnent ainsi un temps précieux. Mécaniquement, les cabinets des ophtalmologistes sont désengorgés et s’ouvrent à l’accueil de nouveaux patients dans des délais devenus plus raisonnables » explique Patrice Camacho.

Un nouveau modèle pour toute la filière

Cet ingénieux protocole de télé-ophtalmologie s’appuie sur les règlementations actuellement en vigueur, notamment les délégations de tâches qui s’appliquent entre ophtalmologistes, orthoptistes et opticiens.

C’est Krys Group qui prend en charge l’intégralité du coût de ce service pendant sa phase de lancement. L’objectif du groupe est de prouver qu’il existe des solutions concrètes au problème des déserts médicaux et de l’accès aux soins, en complément des dispositifs existants.

« Ce projet est particulièrement ambitieux et l’engagement de Krys Group a permis d’aboutir à la mise en place d’un protocole soigneusement discuté et validé. Les ophtalmologistes qui rejoignent notre réseau sont très enthousiastes et nous démontrons ensemble qu’un nouveau modèle, satisfaisant pour tous les intervenants, est possible », précise de son côté Marc Guillemot, Cofondateur et VicePrésident de MédecinDirect.

« A travers ce nouveau service, Krys Group enrichit l’expérience client au sein de ses enseignes et poursuit sa stratégie de différenciation, en proposant à ses clients une véritable prise en charge globale de leur santé visuelle, conclut Jean-Pierre Champion, Directeur général de Krys Group. Cette initiative et ce partenariat avec MédecinDirect illustrent l’agilité et la capacité d’innovation de notre Groupe qui dans un marché tourmenté, veut continuer de croître en devançant les évolutions de la filière » conclut Jean-Pierre Champion.

En apportant une solution à la sous-prescription ophtalmologique qui pénalise depuis des décennies la santé des Français et verrouille la dynamique naturelle du marché, Krys fait la démonstration que l’initiative peut triompher des réformes imposées. Par la mise au point d’un modèle nouveau, le groupe de Nanterre redonne à toute la filière de sérieuses raisons d’espérer.

 

Les Opticiens de l’Isère appellent à se mobiliser

Devant les blocages des négociations, les Opticiens de l’Isère lancent un appel à l’information et à la  mobilisation autour de deux dates :

24 Avril 2018 à 19h45
Organisateur : ROF (Rassemblement des opticiens de France ;
ex UDO & SYNOPE)
Lieu : UGC Ciné Cité confluence, 112
cours Charlemagne 69002 Lyon

17 Mai 2018
Les Opticiens de l’Isère
Réunion d’information / suivie de l’Assemblée
Générale de l’association.
Lieu & horaires à confirmer.

Réforme : mécontents, les fabricants rappellent leur position

Mardi 10 avril, le GIFO a été reçu au ministère de la Santé et a réitéré clairement son opposition au projet de réforme sur le « RAC zéro » en optique tel qu’il lui est présenté. Si le GIFO s’inscrit dans une démarche d’amélioration de l’accès aux soins par la mise à disposition d’une offre qualitative sans reste à charge pour tous, le GIFO a de nouveau dénoncé les effets néfastes :

  • d’un renouvellement de l’équipement porté à trois ans ;
  • d’une éventuelle baisse des plafonds de remboursement pour le reste du marché ;
  • de la mise en place d’une nomenclature de produits beaucoup trop restrictive.

 Le GIFO a vivement contesté l’équilibre du projet présenté hier par le ministère :

  • d’une part la tarification du panier de soins « RAC 0 » exclurait la quasi-totalité des industriels français au travers d’une tarification trop basse ;
  • d’autre part, la baisse des plafonds de remboursement, associée à l’allongement de la durée du renouvellement, auraient pour conséquences une casse de l’emploi industriel en France et une baisse générale de la qualité des produits délivrés par le développement d’offres « low cost » ne disposant pas des dernières innovations technologiques, voire des exigences techniques et sanitaires requises.

 En outre, l’utilisation d’une nomenclature aussi restrictive se traduirait notamment par une surpondération des produits à haut indice, ce qui aurait pour conséquences une inadéquation des produits délivrés par rapport aux besoins réels des porteurs et la mise en place d’une médecine à deux vitesses.

 Le GIFO a rappelé que les mesures proposées ne contribuent en rien à l’objectif initial de la réforme : améliorer l’accès aux soins et lutter contre le renoncement en optique. Les aspects essentiels que sont l’information, la transparence sur les offres existantes, la prévention, le signalement ou encore l’accès à l’ophtalmologiste sont totalement mis de côté par le ministère.

 Le GIFO a donc martelé ses propositions initiales pour une mise en œuvre équilibrée de la réforme, à savoir :

  • un panier « RAC 0 », composé de verres 1,5/ 1,6 avec traitement anti-reflets, permettant à chacun de disposer de verres de qualité et esthétiques ;
  • une communication de cette offre à travers la proposition systématique de deux devis au consommateur, dont un devis « RAC zéro »  ;
  • le maintien du remboursement autorisé tous les deux ans ;
  • le maintien des plafonds de remboursement dans les niveaux actuels ;
  • l’accélération de la dynamique de délégation de tâches aux opticiens diplômés, sous le contrôle de l’ophtalmologiste.

(Communiqué)

ROF et SYNOM claquent la porte

Constatant que leurs propositions formulées à plusieurs reprises depuis des semaines ne sont pas prises en compte, le Rassemblement des Opticiens de France (ROF) et le Syndicat National de l’Optique Mutualiste (SYNOM), ont pris l’initiative de quitter la concertation sur le RAC 0 face à un projet détériorant la qualité de la santé visuelle des Français.

Le ROF et le SYNOM dénoncent le projet technocratique piloté par la DSS, en contradiction avec les engagements politiques du Président de la République et de la Ministre des Solidarités et de la Santé. Aucune disposition n’est en effet prévue pour améliorer la prévention et l’accès aux soins visuels. Le projet actuel consiste essentiellement à interdire aux Français de changer leurs lunettes avant 3 ans et à baisser fortement les niveaux de couvertures des contrats responsables. Aucune disposition n’est prévue pour améliorer la prévention, l’accès aux soins ou les compétences des opticiens.

Cette promesse du RAC 0 aurait pu donner lieu à une co-construction volontariste, ambitieuse et équilibrée, avec de vrais bénéfices pour les porteurs d’équipements correcteurs. Le ROF et le SYNOM, favorables à la mise en place d’un RAC 0, avaient remis à la DSS plusieurs contributions dès janvier 2018. Ces propositions permettaient une mise en œuvre rapide d’un RAC 0 de qualité, pour tous les Français, avec des efforts équilibrés de tous les acteurs, tout en améliorant l’accès aux soins visuels.

Aucune des propositions essentielles que nous avons émises n’a été prise en compte. Les seules corrections faites par la DSS portent sur la correction d’erreurs manifestes dans leur texte initial. Par exemple l’interdiction de renouveler un équipement pour un enfant de moins de 6 ans quand sa correction évolue. Aujourd’hui, la proposition de la DSS ne répond qu’à des objectifs financiers, afin de réaliser des économies sur la santé visuelle des français. Le passage de 1 an à 3 ans de la fréquence de remboursement l’illustre parfaitement, quand la moitié des Français sont obligés de changer leurs lunettes avant 3 ans, en raison par exemple de l’usure naturelle des composants de l’équipement.

D’ores-et-déjà, le ROF et le SYNOM appellent tous les acteurs de la filière visuelle à porter ensemble la mise en place un panier RAC 0 de qualité pour tous les Français, pour toutes les corrections, et dans tous les magasins.
(Communiqué)

Novacel optimise encore sa collection de verres Transitions (communiqué)

Depuis le 1er Février Novacel commercialise 2 nouvelles teintes de verres Transitions Signature : bleue et violette. Disponibles sur l’intégralité des verres NOVACEL ces deux nouvelles teintes viennent compléter les teintes traditionnelles Brune Grise et Graphit Green.

Une nouvelle gamme vient s’ajouter à ces deux nouvelles teintes : la gamme Transitions Signature SUPER Style et ce à partir du 1er mai 2018 créant une nouvelle catégorie : les Dark to Darker

Cette nouvelle gamme propose une gamme de verres Transitions teintés de base à 30% sur les produits brun gris graphit green bleu et violet, proposant ainsi un produit Transitions en phase avec les tendances actuelles de modernités et les attentes d’une population plus jeune désirant protection, confort et esthétique.

Pour mémoire, il est à noter que Novacel propose actuellement la plus large collection de verres Transitions incluant la gamme Transitions Signature, Transitions Xtractive, Transitions Drivewear, Transitions Xtraflash , Transitions Vantage et enfin Transitions SUPER Style.

site web www.novacel-optical.com

(Communiqué)

Le SNOF s’inquiète de la baisse de cotation de plusieurs actes par l’Assurance maladie

Dr Thierry Bour, Président du SNOF : « Au moment où les ophtalmologistes mettent en place une stratégie efficace pour préserver un parcours de soins sécurisé pour les patients et diminuer les délais de rendez-vous, la CNAMTS entreprend de réduire les cotations d’actes d’ophtalmologie essentiels dans le dépistage et le suivi de maladies potentiellement graves. La raison : réduire les dépenses de santé. Il s’agit tout bonnement d’une mesure dangereuse de la part des pouvoirs publics. La vue des Français n’est pas la variable d’ajustement pour combler le trou de la sécu ! »   

Le SNOF alerte l’Assurance Maladie sur les risques concernant la réduction des cotations pour des actes ophtalmologiques comme l’OCT (Tomographie par Cohérence Optique) ou l’opération de la cataracte. Cette décision aurait des effets désastreux sur la prise en charge de la santé des Français. Le docteur Thierry Bour, Président du SNOF, désapprouve fermement la volonté de l’Assurance Maladie de réviser à la baisse les cotations pour la technique d’imagerie du fond de l’œil appelée OCT et pour l’opération de la cataracte.

Le secteur 1 mis à mal

Ces mesures voulues par l’Assurance Maladie reviendraient d’abord à favoriser une médecine à deux vitesses. Le secteur 1, déjà en lutte pour son maintien, serait le premier à être impacté, avec à la clé un risque de disparition de la chirurgie de la cataracte en  secteur sans dépassement d’honoraires ! Les patients seront alors contraints de se rabattre vers des praticiens exerçant en secteur 2, et subiront unReste à charge (RAC), objet d’une réforme en cours de discussion par les pouvoirs publics. Une incohérence, lorsque l’on sait que le Gouvernement souhaite, officiellement, un meilleur accès aux soins et la diminution de ce reste à charge.

La suppression d’actes indispensables

L’Assurance Maladie veut supprimer l’association de l’intervention de la cataracte et de l’acte BELB001 (acte d’antibioprophylaxie). Une décision qualifiée de dangereuse par le docteur Bour : « Cette mesure est un non-sens médical et économique ! Cet acte est d’une grande efficacité avec un coût modéré. Le comble est qu’il fait même l’objet d’une recommandation officielle de l’ANSM, est reconnu à l’international et a été autorisé par la même CNAMTS en 2011 ! Grâce à cette mesure d’antibioprophylaxie, nous sauvons les yeux de 1 200 patients par an de graves complications infectieuses post-opératoires. »

Un frein à l’investissement technologique

Enfin, cela contribuerait aussi à limiter l’investissement dans du matériel nécessaire. Rappelons qu’un appareil d’OCT de qualité revient à l’achat à 100 000€, sans compter les frais de maintenance qui s’élèvent à environ 15% par an. « Cet appareil est devenu indispensable en matière de diagnostic et de suivi des patients, par exemple pour la DMLA, la rétinopathie diabétique et le glaucome où il a amplement prouvé son efficacité. Nous devons continuer à pouvoir disposer de ce matériel à la pointe de la technologie, au service de la santé visuelle des Français. », explique le Docteur Bour.

Et de conclure : « L’Assurance Maladie est dans une logique comptable, or la santé des Français ne se résume pas à des chiffres ! Nous devons bâtir un système de soins dans lequel tout le monde est gagnant : patients, médecins, assurance maladie. Ces mesures de réduction tarifaires unilatérales n’ont pas de sens. Il nous faut des actions pertinentes pour continuer à restructurer l’offre de soins et améliorer la prise en charge des patients. »

 

(Communiqué SNOF)

Une plateforme militante pour lutter contre le renoncement

 

Depuis 2012 et sa création par Martin Hirsch, l’association Optique Solidaire permet aux personnes vivant sous le seuil de pauvreté et bénéficiant de l’ACS d’accéder au parcours de soin optique. Avec le lancement d’un site d’information et de simulation, l’association entend lutter plus efficacement encore contre le renoncement.

Ce matin a été présentée la plateforme militante www.yvoirplusclair.fr  . Une initiative de l’association Optique Solidaire afin de lutter contre le renoncement aux soins optiques. Dans notre pays, 5 millions de personnes ont une vue mal ou non corrigée. « Il est inacceptable qu’en  France, avec notre système de protection sociale et notre filière d’excellence, la mauvaise vision soit encore la cause d’échecs scolaires, d’accidents, de pertes d’autonomies », s’indigne le Dr. Xavier Subirana, ophtalmologiste et président de l’association.

Face à ce constat, Optique Solidaire met en ligne un site d’information grand public, assorti d’une offre pour les personnes les plus fragiles (seniors précaires). Il s’agit de sensibiliser les populations concernées à leurs droits et à la façon de les faire valoir, et de faciliter l’accès aux informations pour les travailleurs sociaux et les aidants. « Il est nécessaire d’éclairer le parcours pour amener les gens à utiliser pleinement leurs droits », explique le Dr.Subirana, qui a tenu à rendre un vibrant hommage à tous les opticiens engagés dans une démarche radicalement non commerciale et désintéressée.

Le renoncement au soin optique est plurifactoriel. Manque d’information des bénéficiaires, non compréhension du parcours optique, délais d’attente chez l’ophtalmo, non recours (55% des bénéficiaires des ACS ne font pas valoir leurs droits), peur de la stigmatisation et de la fausse promesse.

En intégrant le simulateur mis en place par l’Etat, le site yvoirplusclair.fr constitue donc une aide à l’accès des citoyens les plus démunis à leurs droits. Un véritable enjeu de société, et un défi que les acteurs de la filière ont à cœur de relever. Avec un sens aigu de la responsabilité citoyenne, les acteurs (opticiens, fabricants, ophtalmologistes, assureurs complémentaires)  ont saisi l’occasion pour démontrer qu’avec un engagement volontariste et des produits bien sélectionnés (équipements de qualité, antireflets et anti-rayures, made in France), il était possible de se rassembler de façon transversale afin d’inventer des solutions innovantes pour faire face aux inégalités sanitaires.

Sous conditions, un bon optique est proposé afin de permettre une consultation ophtalmologique sans dépassement d’honoraire dans un délai de 3 mois et l’accès à un équipement progressif « coût zéro » parmi la collection Optique Solidaire. Ce dispositif est basé sur des principes d’économie innovante salués par le prix Nobel de la Paix Mustapha Yunus. Il est rendu pérenne par le caractère ciblé de ses bénéficiaires (600 000 personnes), par une sélection de produits choisis, par l’engagement citoyen de chacun des acteurs et par une organisation transversale qui réunit tous les acteurs de la chaîne. C’est ainsi que 550 opticiens sont présents quotidiennement sur le terrain pour lutter dans le cadre de l’association contre le renoncement. En 2017, plus de 1400 équipements ont ainsi pu être délivrés. « C’est un moment important, conclu Alexandre Montague (Trésorier de l’association). Cette démarche citoyenne montre que tous les acteurs de la filière sont susceptibles d’assembler leurs expertises au profit d’une cause sociale et qu’il est possible d’inventer des mécanismes innovants et efficaces. Cela démontre aussi que l’on peut faire confiance au secteur privé pour apporter des solutions sur des sujets de société ».

 

 

RAC 0 : les fabricants se positionnent

Panier à « reste à charge zéro » en optique : vers des équipements low cost et un accès aux soins plus complexe à coût constant pour les patients ?

 Alors que le « reste à charge » est un faux problème dans le cas de l’optique, le GIFO s’inquiète des risques sanitaires induits par la réforme « RAC 0 en optique » telle qu’elle se dessine : des produits de moindre qualité et d’origine moins facilement traçable, une catégorisation arbitraire en équipements uniformes malgré des besoins pluriels, des délais de renouvellement plus longs qui ne prennent pas en compte l’évolution de la vue ; le tout sans gain de pouvoir d’achat pour le consommateur.

Associé depuis son lancement à la concertation « Améliorer l’accès aux soins – Reste à charge zéro » lancée par le ministère de la Santé pour lutter contre le renoncement aux soins optiques, le GIFO s’alarme devant les mesures envisagées qui s’annoncent contre-productives :

  • La création d’un panier de soins composé de verres et de montures de lunettes dont les prix de vente seront limités va mécaniquement appeler la vente de produits de moindre qualité, approvisionnés depuis des fabricants « low cost », dont le respect des normes sanitaires et des performances techniques ne pourra pas être systématiquement contrôlé
  • Le projet de repousser de deux à trois ans le droit au renouvellement des lunettes, sans baisse de des cotisations, est en totale contradiction avec la réalité d’un équipement porté au quotidien tout au long de la journée par un patient qui peut l’user, l’abimer ou le casser et dont le trouble visuel peut évoluer très rapidement dans ce laps de temps (évolution de la correction, apparition d’un nouveau défaut visuel)
  • La standardisation des produits, à travers la mise en place d’une « nomenclature », exclut de la prise en charge des matériaux aujourd’hui communément utilisés –  notamment pour la sécurité des enfants –  et privilégie l’uniformisation au détriment de la multiplicité des besoins de chacun, quitte à imposer au patient des verres plus coûteux et offrant un confort visuel moindre car inadaptés à ses besoins spécifiques
  • L’obligation de se rendre chez l’ophtalmologiste pour faire « objectiver » la dégradation de sa vue et ainsi pouvoir acquérir un nouvel équipement adapté va alimenter davantage l’engorgement des cabinets d’ophtalmologie. Les opticiens s’étaient pourtant vu reconnaître le droit, sous certaines conditions, d’adapter la prescription par une mention expresse sur l’ordonnance, afin de permettre aux ophtalmologistes de libérer du temps médical consacré aux pathologies plus graves ;
  • La baisse annoncée des plafonds du remboursement dont bénéficient les assurés aura là encore pour conséquence directe la vente de produits à bas prix et de moindre qualité pour un même montant de cotisations.

Notre système de soins (dispositifs CMU-C et ACS) et le marché lui-même (distribution, organismes complémentaires, réseaux de soins) offrent aux Français la possibilité d’acquérir des lunettes sans reste à charge. La France est le pays d’Europe où le « reste à charge » des patients qui acquièrent une paire de lunettes est le plus faible. Le GIFO déplore que les objectifs initiaux de la réforme se perdent dans des logiques de transferts financiers au détriment de la santé visuelle, pendant que la concertation laisse de côté les sujets clé de l’accès aux soins optiques que sont la prévention, le dépistage précoce, l’accès à l’ophtalmologiste, l’information des assurés et bénéficiaires sociaux sur leurs droits ou encore la lutte contre les produits non conformes.

 Les fabricants appellent à sortir des logiques purement comptables et normatives et à remettre au cœur de la concertation les attentes de près 70% de Français qui ont besoin de lunettes pour bien voir.

(Communiqué du GIFO)

Smart Glasses se dit aussi en français… avec de belles innovations

Optic 2ooo a récemment annoncé le nom de la monture connectée et intelligente qu’il s’apprête à lancer : PRUDENSEE. L’enseigne travaille étroitement avec la start-up française Ellcie-Healthy qui conçoit et fabrique la première lunette connectée destinée à prévenir l’endormissement au volant. Cette lunette d’Origine France Garantie, commercialisée à partir du 23 avril, départ du Tour Auto Optic 2ooo.

PRUDENSEE conçue par Ellcie-Healthy a reçu le Prix de l’Innovation 2018, décerné par la délégation de la Sécurité Routière dans la catégorie « Equipement de prévention routière ».

Le 23 mars dernier, c’était au tour de l’équipementier automobile Valéo d’annoncer la signature d’un accord de partenariat avec la start-up Ellcie Healthy, visant à accélérer le développement de lunettes connectées intelligentes pour la conduite automobile.

Déjà actif dans le domaine pour avoir introduit des lunettes anti-éblouissement intelligentes qui se synchronisent avec les phares des véhicules, Valeo s’associe maintenant à Ellcie Healthy pour capitaliser sur l’expertise de la start-up sur le sujet des lunettes avec capteurs intégrés. Les équipes des deux sociétés vont travailler ensemble, alliant l’expérience de Valeo dans les véhicules connectés à la connaissance des lunettes intelligentes d’Ellcie Healthy. L’objectif du partenariat est d’accélérer le développement de nouvelles applications de véhicules, en menant par exemple à une sécurité routière améliorée, une conduite plus confortable et des interfaces homme-machine améliorées.

RAC Zéro : la négociation impossible ?

Reste à charge zéro : la concertation aura-t-elle lieu ?

Les organisations professionnelles représentant les opticiens-lunetiers ont été reçues ce vendredi 9 mars par la Direction de la Sécurité Sociale (DSS) dans le cadre de la future réforme du reste à charge zéro (RAC 0). Cette réunion devait permettre de découvrir « les réflexions et orientations » de la DSS quant au RAC 0, nourries des propositions adressées par le ROF, la FNOF et le GIFO fin janvier 2018. Elle s’est limitée à la présentation d’une révision de la nomenclature de la liste des produits et prestations (LPP).

Si la mise en place du RAC 0 pourrait nécessiter une réforme de la nomenclature, celleci ne pourra être travaillée qu’une fois les orientations de la DSS partagées. En outre, cette refonte de la nomenclature, qui impactera profondément la profession d’opticien-lunetier, nécessite d’être étudiée et discutée. Le délai de deux semaines laissé par la DSS n’est donc pas acceptable.

La FNOF, le ROF et le GIFO ont fait part à Madame la Ministre Agnès Buzyn de leurs inquiétudes et de leur mécontentement, mais également de leur volonté sincère de travailler ensemble. Ils ont demandé à la rencontrer afin d’appréhender clairement les tenants et aboutissants de cette réforme ainsi que les enjeux globaux pour la filière : en termes d’organisation, formation, qualité des soins, mais aussi d’évaluation de ses impacts sanitaires, sociaux et économiques. La réforme du RAC 0 doit être co-construite dans un esprit de transparence, en association avec les opticiens-lunetiers et les fabricants. Des propositions détaillées ont été travaillées et adressées à la DSS.

Les organisations professionnelles demandent à ce qu’elles fassent l’objet d’un débat constructif et contradictoire.

 

Communiqué co-signé du ROF, de la FNOF et du GIFO

Seaport recrute VRP

Pour le lancement national de 2 nouvelles marques, la société SEAPORT, créatrice et distributrice des lunettes des marques Paul & Joe, Carven et Kosby,  recherche des VRP, monocarte ou multicarte.

  • Une marque hommes – femmes et mixtes, évocatrice d’un produit emblématique au positionnement haut de gamme et abordable.

Secteurs à pourvoir : Nord Est, Nord, Centre, Sud-Ouest et PACA.

  • Une marque de mode pour Femme alliant chic urbain et romantisme, à la signature intimiste qui connait actuellement un incroyable développement.

Secteurs à pourvoir : Paris Est, Paris Ouest, Nord-Ouest, Nord Est, Nord, Centre et Sud-Ouest.

 Votre profil :

Vous avez une forte aptitude commerciale, de l’autonomie, de l’organisation et de la rigueur, ainsi qu’une grande disponibilité pour les fréquents déplacements qu’il occasionne.

Nous recherchons un candidat déjà en immersion sur son territoire ayant une connaissance du marché optique ainsi qu’une bonne introduction auprès des opticiens.

Vous vous reconnaissez dans ce profil et vous souhaitez accompagner notre société dans son développement ?
Envoyez nous votre CV + lettre de motivation en précisant sur quelle marque vous vous positionnez à recrutement@seaport-odlm.com .

Allianz et Krys assurent en cas de perte, de casse ou de vol

Allianz France et KRYS GROUP s’associent pour lancer une nouvelle solution d’indemnisation aux personnes confrontées à la détérioration ou à la perte de leurs équipements optiques ou auditifs, suite à un accident ou à un vol : la Solution Votre opticien.

Proposée dès la déclaration téléphonique du sinistre, cette solution inédite offre aux assurés d’Allianz France une prise en charge rapide, personnalisée et sans avance de frais.

Le téléconseiller Allianz et l’assuré sélectionnent ensemble l’opticien Krys qui agira en tant qu’expert auprès d’Allianz pour la réparation ou le remplacement de l’équipement optique ou audio. La prise de rendez-vous s’effectue avec le téléconseiller, directement depuis le module en ligne sur krys.com

En quelques clics, la situation de l’assuré est renseignée, le rendez-vous est confirmé par e-mail et l’opticien est également averti.

Ainsi, le jour du rendez-vous, l’opticien reçoit l’assuré de façon personnalisée et effectue l’expertise pour estimer et proposer la réparation en cas d’équipement endommagé ; ou le remplacement, à l’identique, ou à l’équivalent, en cas de perte.

Si nécessaire, l’opticien (ou l’audioprothésiste) procédera à une vérification de la vue ou de l’audition avant de commander le nouvel équipement.

Enfin, l’assuré est invité par le magasin, via un SMS, à venir récupérer son nouvel équipement dès que celui-ci est disponible.

Le partenariat avec KRYS GROUP « permet à Allianz France de mieux accompagner ses clients et de leur simplifier la vie en leur offrant une nouvelle solution d’indemnisation innovante et rapide. »  explique Jean-François Sutter, Directeur de l’Indemnisation Service Client d’Allianz France.

« Aux côtés d’Allianz France, KRYS GROUP témoigne ainsi de sa capacité à se renouveler par la co-construction de solutions globales, au service de la santé visuelle et auditive des Français. C’est également l’expertise et le professionnalisme des opticiens Krys qui sont reconnus à travers ce partenariat avec l’un des leaders mondiaux de l’assurance. », déclare Jean-Pierre Champion, Directeur Général KRYS GROUP.

 

(Communiqué Krys)

Atol signe un film fort

C’est un des films qui va marquer l’histoire de la publicité en optique. Depuis samedi dernier, Atol fait son retour à la télévision avec une nouvelle campagne publicitaire. Titré « 40 ans, enfin » et signé de l’Agence Romance, le film renouvelle la communication de la coopérative. Fini le temps des égéries : place à la vraie vie des vrais gens !  Le film valorise sur le ton de l’émotion la proximité de l’enseigne avec ses clients à qui elle propose la réalisation gratuite d’un test de vue. L’objectif ? Mettre en lumière la qualité de la relation que les opticiens Atol entretiennent avec leurs clients. Une histoire de vue, une histoire de vie. Du slogan au narratif, la communication entre dans une nouvelle proximité avec le consommateur.

En créant une vraie rupture, le film « 40 ans, enfin » veut être viral en étant partagé par le public sur les réseaux sociaux.

Atol, ce sont aujourd’hui 769 magasins, un chiffre d’affaires de 371 millions d’euros. L’enseigne prévoit 35 ouverture cette année.