RAC : Le ROF déplore l’absence d’avancées pour garantir la santé visuelle des Français.

Au sortir de la dernière réunion de la concertation sur le reste à charge zéro (RAC 0) ce 25 mai 2018 avant la saisine de la Haute Autorité de Santé (HAS), le Rassemblement des Opticiens de France (ROF) regrette le choix de la Direction de la Sécurité Sociale (DSS) de durcir les conditions d’accès aux soins visuels pour les Français.

De nombreux points de l’avis de projet de nomenclature publié au Journal Officiel le 28 avril 2018 vont à l’encontre de la promesse de Madame la ministre des Solidarités et de la Santé d’améliorer l’accès aux soins et la prévention à travers la réforme du RAC 0. La DSS souhaite ainsi maintenir plusieurs dispositions problématiques, comme par exemple :

– Imposer la péremption de l’ordonnance quand celle-ci n’a pas été exécutée au bout d’un an, empêchant l’opticien de contrôler et adapter si besoin cette ordonnance pendant 3 ou 5 ans et de libérer du temps médical au médecin prescripteur ;

– Empêcher les Français, sans aucune étude ni évaluation préalables, d’être remboursé avant 2 ans, sauf en cas d’une perte d’acuité visuelle d’au moins 5/10ème, seuil limite qui permet la conduite une voiture par exemple. Pour la première fois en France une réforme censée améliorer la qualité de soins empêchera délibérément la prise en compte d’un défaut de santé constaté par un professionnel.

Le ROF constate l’absence de volonté de la DSS de fluidifier l’accès aux soins pour les Français, alors même que les difficultés d’accès à un ophtalmologiste sont la première cause de renoncement aux soins optiques, avec des délais de rendez-vous de 117 jours en moyenne. Le ROF regrette également les mesures dénaturant l’objectif de la réforme fixé par Madame la ministre des Solidarités et de la Santé.

Ainsi la possibilité de panacher des produits RAC 0 avec des produits à prix libre est une mesure anti-sociale : les porteurs choisissant un reste à charge sur la monture, donc en capacité de payer, bénéficieront de la solidarité nationale pour financer leurs verres. Cet effort de l’Etat devrait être fléché en priorité vers ceux qui ne peuvent pas subir le moindre reste à charge. Enfin, la baisse annoncée du montant de remboursement de la montures pour tous les équipements vendus en dehors de l’offre RAC 0 » va nécessairement majorer le reste à charge de l’ensemble des Français.

L’actuel projet de réforme aura donc comme conséquences pour les Français les plus modestes une baisse des remboursements combinée à une hausse de la cotisation mutuelle, un accès à des équipements dont la performance visuelle sera dégradée et un accès aux soins rendu encore plus difficile et préoccupant qu’il ne l’est déjà.

Dans la continuité des propos du Premier ministre tenus lors du Facebook live du 23 mai 2018, le ROF maintient sa volonté d’aboutir à un accord avec la DSS, afin qu’a partir du 1er janvier 2020, les Français puissent être mieux couverts et protégés en ayant accès à des soins et des équipements de qualité sans reste à charge.

(Communiqué)

RAC Zéro : le ROF déplore le manque d’avancées significatives

 

Alors que les discussions entre la Direction de la Sécurité sociale (DSS) et les syndicats professionnels d’opticiens se sont poursuivies ce lundi 14 mai, le Rassemblement des Opticiens de France (ROF) déplore le manque d’avancées significatives.

Le ROF a formulé des propositions constructives mais le Gouvernement refuse à ce stade de faire évoluer l’avis de projet publié le 28 avril, qui va pourtant détériorer la santé visuelle des Français.

Les alertes du ROF portent sur les points suivants :

  • les conditions de renouvellement anticipé des équipements : Le projet de texte fragilise grandement la sécurité visuelle des Français dans la mesure où une baisse d’acuité visuelle ne suffira plus à justifier un renouvellement anticipé de son équipement.
  • la dissociation de la monture et des verres : Le texte prévoit la possibilité de combiner, par exemple, des verres « reste à charge zero » et des montures avec reste à charge. Au total, les équipements présenteront donc un reste à charge, remettant en cause le sens même de la réforme.
  • le prix des paniers : Les tarifs des équipements prévus à ce stade dans le texte ne permettront pas de proposer des équipements de qualité réalisés par l’opticien.
  • l’absence de mesures pour améliorer la prévention et l’accès aux soins visuels.
  • la baisse des remboursements pour les assurés, avec les plafonds et les planchers des contrats responsables qui vont diminués.

En conclusion, le Gouvernement perd de vue les deux objectifs initiaux de la réforme : l’objectif de santé publique comme l’objectif d’amélioration du pouvoir d’achat.

Le ROF regrette que ses propositions ne soient pas entendues et appelle le gouvernement à améliorer son projet, pour proposer des lunettes de qualité pour toutes les corrections, dans tous les magasins.

(Communiqué du ROF, Rassemblement des Opticiens de France)

 

Décès de Claude Darras

 

Claude Darras vient de nous quitter.

Quatrième génération d’une famille d’opticiens-optométristes Claude DARRAS est né en 1926. Il a été diplômé en 1947 et s’est beaucoup impliqué dans le développement technique de la profession, comme son père l’avait fait avant lui. Il s’est vu confier des responsabilités pédagogiques et a participé à de nombreuses commissions nationales. Il a organisé plusieurs congrès nationaux et internationaux. Pendant 20 ans il a été Conseiller national de l’enseignement technologique. Il a créé et dirigé un cours de recyclage pour opticiens (CEO).

Il était connu pour ses conférences, sa pédagogie et ses nombreux articles mensuels dans l’Opticien-Lunetier. Ces enseignements ont été dispensés, entre autres, au Lycée Fresnel, à l’Institut d’Optique et à l’Université Paris-Sud Orsay.

Il a été membre titulaire du Conseil Supérieur des professions paramédicales au Ministère de la Santé et consultant à la Prévention Routière sur les problèmes de relation entre la vision et la conduite automobile.

Il a été Président du jury des Meilleurs Ouvriers de France de la section lunetterie et Président de la Société Française d’Optique Physiologique (SFOP).

Il est membre honoraire de l’Association Nationale pour l’Amélioration de la Vue (ASNAV).

Parmi ses nombreuses parutions on peut retenir « La Tête et ses Mesures », qui a connu sept éditions, et « Éléments et Réflexions d’Optique Physiologique ».

Vice-président du Centre Français de la Couleur (CFC) il a publié de nombreux articles scientifiques et de vulgarisation notamment au sein du Cercle de Documentation et d’Information (CDI) de sa ville.

Il a donné sa dernière conférence au CDI le 6 mars dernier.

Il n’a cessé de s’intéresser à l’optométrie et à son évolution. Il était encore présent au dernier Congrès d’Optométrie et de Contactologie le 28 Janvier.

Il était Chevalier dans l’Ordre National du Mérite et dans l’Ordre des Palmes Académiques.

La cérémonie religieuse se déroulera le 15 mai à 14h30 en l’église Saint-Louis de Garches.

C’est une personnalité des plus éminentes de l’optique contemporaine qui vient de s’éteindre. A sa famille, à ses proches, la rédaction présente ses sincères condoléances.

Claude Darras

RAC0 | Les fabricants d’équipements optiques alertent à nouveau : la réforme proposée par le ministère relève de la cosmétique et prend en otage la santé visuelle des Français (communiqué)

Le 20 avril dernier, le GIFO a participé à l’ultime rencontre avec la Direction de la Sécurité Sociale (DSS) avant publication de son avis de projet de nomenclature. Si les fabricants se félicitent de certaines avancées de bon sens, ils restent très inquiets de certains points : la santé visuelle des Français est utilisée comme variable d’ajustement pour mener une réforme strictement budgétaire.

Des « avancées » cosmétiques par rapport au projet initial

Après de nombreuses réunions et discussions argumentées, le GIFO se félicite que le ministère ait renoncé à porter à 3 ans le remboursement des lunettes par les assurances maladie obligatoire (AMO) et complémentaires, ce qui aurait impacté près de 50% des porteurs. Il sera désormais de 2 ans. Notons que cela reste un recul par rapport à la situation actuelle, car la prise en charge par l’AMO est aujourd’hui annuelle. La DSS a également convenu de séparer la nomenclature du panier RAC0 (dit « optique essentiel de classe A ») de celle du marché « libre » (dit « de classe B »).

Le GIFO regrette que le ministère reste sourd aux impacts sanitaires de la réforme envisagée

Le GIFO regrette que la promesse de campagne du Président, celle de « lunettes gratuites de qualité », se solde par une « négociation » qui néglige la santé visuelle des Français.

Le GIFO continue de regretter le caractère précipité de la démarche RAC0 telle qu’elle est menée par la DSS, sans expertise interne. Cela conduit à des incohérences et continue de porter des risques sanitaires avec, notamment :

des critères de changement de la vue particulièrement drastiques (0.5 D), ce qui revient à dire qu’il est suffisant d’avoir une acuité de 6/10ème pour « bien voir » !
l’obligation pour les enfants nécessitant une forte correction de choisir entre un équipement incassable (avec reste à charge) et un équipement sans reste à charge (mais fragile) !
l’impossibilité pour les simples presbytes d’avoir des verres progressifs, les obligeant à jongler avec leur paire de lunettes loupes !

Le GIFO continue de penser que le panier RAC0 aura également des conséquences économiques contraires aux intentions affichées, en alourdissant le reste à charge des Français :

En imposant des matériaux avec des indices élevés au sein du panier RAC0, la nomenclature du panier à RAC 0 va créer un « standard » de qualité purement cosmétique. En imposant cette « norme », c’est le reste à charge de ceux qui ne choisiront pas le panier à RAC 0 qui sera mécaniquement augmenté.
Les plus fragiles ne trouveront pas de solution optique dans le panier RAC0 du fait de la faible valorisation des verres de très forte puissance.
En excluant les verres photochromiques de toute prise en charge, les porteurs devront acheter deux équipements au lieu d’un.
En n’acceptant pas le palier de 0.25 D recommandé par le GIFO, c’est-à-dire en considérant qu’une perte de 4/10ème d’acuité ne justifie pas un renouvellement, la DSS crée les conditions d’une médecine à deux vitesses, obligeant les moins aisés à attendre 2 ans pour retrouver 10/10ème alors que les plus aisés n’attendront pas autant pour retrouver une bonne vue.

Le GIFO exprime également ses plus vives inquiétudes sur une étatisation forcée du marché dit « libre »

Rappelant les impacts de la mise en œuvre des plafonds de remboursement dans le cadre des contrats responsables et solidaires sur l’accès aux innovations, aux produits de qualité, à la création et fabrication françaises, les fabricants de verres et de montures ont alerté à nouveau sur les dangers de cette ingérence dans la relation contractuelle entre les acteurs économiques et dans la liberté de choix des patients.

Le GIFO regrette que ses avertissements ne soient pas davantage écoutés car c’est la santé visuelle des Français et la santé économique de toute une filière qui en feront les frais.

Une réforme au forceps

Les points d’accord :

  • Le passage de 3 à 2 ans pour la fréquence de prise en charge pour les adultes.
  • Le passage de 3 à 1 an pour les enfants de moins de 16 ans.
  • La confirmation de l’existence d’un marché avec une véritable liberté de choix des produits pour les porteurs et les professionnels de santé (plus d’indices imposés selon les corrections).

Les points de blocage :

  • L’impossibilité de renouveler un équipement avant une baisse d’acuité visuelle de 5 dixièmes.
  • Les tarifs des offres RAC 0, unifocaux et progressifs, qui sont insuffisants au regard de la qualité exigée.
  • L’absence de prise en charge des prestations de l’opticien, comme l’examen de vue.
  • Un RAC 0 faible : 70-170 euros avec antireflets, 50-150 sans : peu cohérent avec la promesse électorale d’un panier 100% remboursé de qualité. Le niveau être porté à 90-190 euros.

« La question du prix a été avancé trop tôt dans la négociation ; elle devait servir de variable d’ajustement au dernier moment, lorsque les deux autres curseurs que sont le délai de renouvellement et la baisse importante du plafond des contrats auraient été négociés », regrette Alain Gerbel (FNOF).

 

Krys Group crée le premier protocole de télémédecine dédié à la vue

 

C’est une innovation majeure pour remédier aux déserts médicaux et garantir un accès optimisé aux soins optiques : un protocole validé pour une correction visuelle adaptée en 15 jours contre 6 mois aujourd’hui ! Une initiative privée, signée Krys Group, pour une cause nationale : la santé visuelle des Français. Et pour toute la filière, l’émergence d’un nouveau modèle.

Krys Group vient de présenter une innovation majeure. Afin de remédier aux déserts médicaux et désengorger les cabinets d’ophtalmologie, l’enseigne invente la première solution de télé-ophtalmologie pour accélérer le délai de délivrance des équipements optiques. En partenariat avec MédecinDirect, le N°1 français de la télémédecine, Krys Group expérimente un protocole unique en France coordonnant les trois professionnels de la santé visuelle que sont les ophtalmologistes, les orthoptistes et les opticiens. Le déploiement a démarré début mars et le service s’enrichira en permanence des retours d’expérience.

« Avec cette initiative, explique Patrice Camacho, Directeur santé et réglementation chez Krys Group, nous nous plaçons comme acteur de santé visuelle et démontrons la capacité des opticiens à contribuer au maintien de notre filière d’excellence. Face aux enjeux de la désertification médicale et de l’augmentation des besoins de suivi médicaux pour la prise en charge d’une démographie vieillissante, nous avons choisi la voie de la recherche et de l’innovation qui nourrit notre Groupe depuis plus de 50 ans. La mise au point de ce protocole de télémédecine a nécessité 24 mois d’études, d’échanges avec les acteurs de notre secteur dont principalement les ophtalmologistes, et un investissement significatif de notre part. Mais c’est l’investissement nécessaire pour apporter des solutions concrètes à certains territoires de France qui n’ont à ce jour pas de solutions acceptables pour la santé visuelle. Les opticiens Krys Group sont prêts à se mobiliser pour répondre à ce défi de santé publique ».

Des opticiens au service de l’intérêt collectif

Le délai d’obtention d’un rendez-vous chez un ophtalmologiste est estimé à 117 jours en moyenne et peut atteindre un an dans certaines régions de France. Pour les enfants, il faut compter en moyenne 138 jours, soit la moitié d’une année scolaire : un délai qui ne cesse de s’allonger et dont les conséquences médicales et sociales peuvent être très lourdes.

« Ces délais font ressortir une situation alarmante face à laquelle, en tant que leader de l’optique en France, nous devions réagir. Nous avons donc investi massivement dans un parcours de soin digitalisé qui doit faire évoluer la filière toute entière, au bénéfice de tous les Français », poursuit Patrice Camacho.

La promesse ? Obtenir son équipement en… 15 jours au lieu de six mois !

Sous l’autorité de l’ophtalmologiste, un protocole coordonne le travail des orthoptistes et des opticiens. Le service de télé-ophtalmologie est proposé par l’opticien qui oriente son client vers cette solution lorsqu’il y est éligible. Puis il détermine la correction du patient. Le protocole fait ensuite intervenir un ophtalmologiste par téléconsultation et un orthoptiste pour réaliser les examens physiques de fond de l’œil et de tension oculaire qui permettront à l’ophtalmologiste de faire la prescription nécessaire. En tout, ce protocole réduit à 15 jours les 6 mois d’attente habituels. Levant ainsi le principal frein du marché. Quand on sait que 4 Français sur 10 auraient déjà renoncé aux soins optiques à cause des délais trop longs, on saisit là qu’il s’agit d’une petite révolution !

Ce protocole de télé-ophtalmologie s’adresse aux porteurs de correction déjà équipés, mais n’ayant plus de prescription en cours de validité ou dont la vue a évolué. Il a été validé par plusieurs séries de tests et les toutes premières corrections ont été télé-prescrites par l’intermédiaire des magasins pilotes de Taverny et Franconville (95). Un troisième devrait être déployé à Strasbourg (67) avant d’être étendu à l’ensemble du territoire.

« Ce protocole initie un cercle vertueux. Les porteurs de correction n’ont plus besoin d’attendre leur rendez-vous pour changer d’équipements et gagnent ainsi un temps précieux. Mécaniquement, les cabinets des ophtalmologistes sont désengorgés et s’ouvrent à l’accueil de nouveaux patients dans des délais devenus plus raisonnables » explique Patrice Camacho.

Un nouveau modèle pour toute la filière

Cet ingénieux protocole de télé-ophtalmologie s’appuie sur les règlementations actuellement en vigueur, notamment les délégations de tâches qui s’appliquent entre ophtalmologistes, orthoptistes et opticiens.

C’est Krys Group qui prend en charge l’intégralité du coût de ce service pendant sa phase de lancement. L’objectif du groupe est de prouver qu’il existe des solutions concrètes au problème des déserts médicaux et de l’accès aux soins, en complément des dispositifs existants.

« Ce projet est particulièrement ambitieux et l’engagement de Krys Group a permis d’aboutir à la mise en place d’un protocole soigneusement discuté et validé. Les ophtalmologistes qui rejoignent notre réseau sont très enthousiastes et nous démontrons ensemble qu’un nouveau modèle, satisfaisant pour tous les intervenants, est possible », précise de son côté Marc Guillemot, Cofondateur et VicePrésident de MédecinDirect.

« A travers ce nouveau service, Krys Group enrichit l’expérience client au sein de ses enseignes et poursuit sa stratégie de différenciation, en proposant à ses clients une véritable prise en charge globale de leur santé visuelle, conclut Jean-Pierre Champion, Directeur général de Krys Group. Cette initiative et ce partenariat avec MédecinDirect illustrent l’agilité et la capacité d’innovation de notre Groupe qui dans un marché tourmenté, veut continuer de croître en devançant les évolutions de la filière » conclut Jean-Pierre Champion.

En apportant une solution à la sous-prescription ophtalmologique qui pénalise depuis des décennies la santé des Français et verrouille la dynamique naturelle du marché, Krys fait la démonstration que l’initiative peut triompher des réformes imposées. Par la mise au point d’un modèle nouveau, le groupe de Nanterre redonne à toute la filière de sérieuses raisons d’espérer.

 

Les Opticiens de l’Isère appellent à se mobiliser

Devant les blocages des négociations, les Opticiens de l’Isère lancent un appel à l’information et à la  mobilisation autour de deux dates :

24 Avril 2018 à 19h45
Organisateur : ROF (Rassemblement des opticiens de France ;
ex UDO & SYNOPE)
Lieu : UGC Ciné Cité confluence, 112
cours Charlemagne 69002 Lyon

17 Mai 2018
Les Opticiens de l’Isère
Réunion d’information / suivie de l’Assemblée
Générale de l’association.
Lieu & horaires à confirmer.

Réforme : mécontents, les fabricants rappellent leur position

Mardi 10 avril, le GIFO a été reçu au ministère de la Santé et a réitéré clairement son opposition au projet de réforme sur le « RAC zéro » en optique tel qu’il lui est présenté. Si le GIFO s’inscrit dans une démarche d’amélioration de l’accès aux soins par la mise à disposition d’une offre qualitative sans reste à charge pour tous, le GIFO a de nouveau dénoncé les effets néfastes :

  • d’un renouvellement de l’équipement porté à trois ans ;
  • d’une éventuelle baisse des plafonds de remboursement pour le reste du marché ;
  • de la mise en place d’une nomenclature de produits beaucoup trop restrictive.

 Le GIFO a vivement contesté l’équilibre du projet présenté hier par le ministère :

  • d’une part la tarification du panier de soins « RAC 0 » exclurait la quasi-totalité des industriels français au travers d’une tarification trop basse ;
  • d’autre part, la baisse des plafonds de remboursement, associée à l’allongement de la durée du renouvellement, auraient pour conséquences une casse de l’emploi industriel en France et une baisse générale de la qualité des produits délivrés par le développement d’offres « low cost » ne disposant pas des dernières innovations technologiques, voire des exigences techniques et sanitaires requises.

 En outre, l’utilisation d’une nomenclature aussi restrictive se traduirait notamment par une surpondération des produits à haut indice, ce qui aurait pour conséquences une inadéquation des produits délivrés par rapport aux besoins réels des porteurs et la mise en place d’une médecine à deux vitesses.

 Le GIFO a rappelé que les mesures proposées ne contribuent en rien à l’objectif initial de la réforme : améliorer l’accès aux soins et lutter contre le renoncement en optique. Les aspects essentiels que sont l’information, la transparence sur les offres existantes, la prévention, le signalement ou encore l’accès à l’ophtalmologiste sont totalement mis de côté par le ministère.

 Le GIFO a donc martelé ses propositions initiales pour une mise en œuvre équilibrée de la réforme, à savoir :

  • un panier « RAC 0 », composé de verres 1,5/ 1,6 avec traitement anti-reflets, permettant à chacun de disposer de verres de qualité et esthétiques ;
  • une communication de cette offre à travers la proposition systématique de deux devis au consommateur, dont un devis « RAC zéro »  ;
  • le maintien du remboursement autorisé tous les deux ans ;
  • le maintien des plafonds de remboursement dans les niveaux actuels ;
  • l’accélération de la dynamique de délégation de tâches aux opticiens diplômés, sous le contrôle de l’ophtalmologiste.

(Communiqué)

ROF et SYNOM claquent la porte

Constatant que leurs propositions formulées à plusieurs reprises depuis des semaines ne sont pas prises en compte, le Rassemblement des Opticiens de France (ROF) et le Syndicat National de l’Optique Mutualiste (SYNOM), ont pris l’initiative de quitter la concertation sur le RAC 0 face à un projet détériorant la qualité de la santé visuelle des Français.

Le ROF et le SYNOM dénoncent le projet technocratique piloté par la DSS, en contradiction avec les engagements politiques du Président de la République et de la Ministre des Solidarités et de la Santé. Aucune disposition n’est en effet prévue pour améliorer la prévention et l’accès aux soins visuels. Le projet actuel consiste essentiellement à interdire aux Français de changer leurs lunettes avant 3 ans et à baisser fortement les niveaux de couvertures des contrats responsables. Aucune disposition n’est prévue pour améliorer la prévention, l’accès aux soins ou les compétences des opticiens.

Cette promesse du RAC 0 aurait pu donner lieu à une co-construction volontariste, ambitieuse et équilibrée, avec de vrais bénéfices pour les porteurs d’équipements correcteurs. Le ROF et le SYNOM, favorables à la mise en place d’un RAC 0, avaient remis à la DSS plusieurs contributions dès janvier 2018. Ces propositions permettaient une mise en œuvre rapide d’un RAC 0 de qualité, pour tous les Français, avec des efforts équilibrés de tous les acteurs, tout en améliorant l’accès aux soins visuels.

Aucune des propositions essentielles que nous avons émises n’a été prise en compte. Les seules corrections faites par la DSS portent sur la correction d’erreurs manifestes dans leur texte initial. Par exemple l’interdiction de renouveler un équipement pour un enfant de moins de 6 ans quand sa correction évolue. Aujourd’hui, la proposition de la DSS ne répond qu’à des objectifs financiers, afin de réaliser des économies sur la santé visuelle des français. Le passage de 1 an à 3 ans de la fréquence de remboursement l’illustre parfaitement, quand la moitié des Français sont obligés de changer leurs lunettes avant 3 ans, en raison par exemple de l’usure naturelle des composants de l’équipement.

D’ores-et-déjà, le ROF et le SYNOM appellent tous les acteurs de la filière visuelle à porter ensemble la mise en place un panier RAC 0 de qualité pour tous les Français, pour toutes les corrections, et dans tous les magasins.
(Communiqué)

Novacel optimise encore sa collection de verres Transitions (communiqué)

Depuis le 1er Février Novacel commercialise 2 nouvelles teintes de verres Transitions Signature : bleue et violette. Disponibles sur l’intégralité des verres NOVACEL ces deux nouvelles teintes viennent compléter les teintes traditionnelles Brune Grise et Graphit Green.

Une nouvelle gamme vient s’ajouter à ces deux nouvelles teintes : la gamme Transitions Signature SUPER Style et ce à partir du 1er mai 2018 créant une nouvelle catégorie : les Dark to Darker

Cette nouvelle gamme propose une gamme de verres Transitions teintés de base à 30% sur les produits brun gris graphit green bleu et violet, proposant ainsi un produit Transitions en phase avec les tendances actuelles de modernités et les attentes d’une population plus jeune désirant protection, confort et esthétique.

Pour mémoire, il est à noter que Novacel propose actuellement la plus large collection de verres Transitions incluant la gamme Transitions Signature, Transitions Xtractive, Transitions Drivewear, Transitions Xtraflash , Transitions Vantage et enfin Transitions SUPER Style.

site web www.novacel-optical.com

(Communiqué)

Le SNOF s’inquiète de la baisse de cotation de plusieurs actes par l’Assurance maladie

Dr Thierry Bour, Président du SNOF : « Au moment où les ophtalmologistes mettent en place une stratégie efficace pour préserver un parcours de soins sécurisé pour les patients et diminuer les délais de rendez-vous, la CNAMTS entreprend de réduire les cotations d’actes d’ophtalmologie essentiels dans le dépistage et le suivi de maladies potentiellement graves. La raison : réduire les dépenses de santé. Il s’agit tout bonnement d’une mesure dangereuse de la part des pouvoirs publics. La vue des Français n’est pas la variable d’ajustement pour combler le trou de la sécu ! »   

Le SNOF alerte l’Assurance Maladie sur les risques concernant la réduction des cotations pour des actes ophtalmologiques comme l’OCT (Tomographie par Cohérence Optique) ou l’opération de la cataracte. Cette décision aurait des effets désastreux sur la prise en charge de la santé des Français. Le docteur Thierry Bour, Président du SNOF, désapprouve fermement la volonté de l’Assurance Maladie de réviser à la baisse les cotations pour la technique d’imagerie du fond de l’œil appelée OCT et pour l’opération de la cataracte.

Le secteur 1 mis à mal

Ces mesures voulues par l’Assurance Maladie reviendraient d’abord à favoriser une médecine à deux vitesses. Le secteur 1, déjà en lutte pour son maintien, serait le premier à être impacté, avec à la clé un risque de disparition de la chirurgie de la cataracte en  secteur sans dépassement d’honoraires ! Les patients seront alors contraints de se rabattre vers des praticiens exerçant en secteur 2, et subiront unReste à charge (RAC), objet d’une réforme en cours de discussion par les pouvoirs publics. Une incohérence, lorsque l’on sait que le Gouvernement souhaite, officiellement, un meilleur accès aux soins et la diminution de ce reste à charge.

La suppression d’actes indispensables

L’Assurance Maladie veut supprimer l’association de l’intervention de la cataracte et de l’acte BELB001 (acte d’antibioprophylaxie). Une décision qualifiée de dangereuse par le docteur Bour : « Cette mesure est un non-sens médical et économique ! Cet acte est d’une grande efficacité avec un coût modéré. Le comble est qu’il fait même l’objet d’une recommandation officielle de l’ANSM, est reconnu à l’international et a été autorisé par la même CNAMTS en 2011 ! Grâce à cette mesure d’antibioprophylaxie, nous sauvons les yeux de 1 200 patients par an de graves complications infectieuses post-opératoires. »

Un frein à l’investissement technologique

Enfin, cela contribuerait aussi à limiter l’investissement dans du matériel nécessaire. Rappelons qu’un appareil d’OCT de qualité revient à l’achat à 100 000€, sans compter les frais de maintenance qui s’élèvent à environ 15% par an. « Cet appareil est devenu indispensable en matière de diagnostic et de suivi des patients, par exemple pour la DMLA, la rétinopathie diabétique et le glaucome où il a amplement prouvé son efficacité. Nous devons continuer à pouvoir disposer de ce matériel à la pointe de la technologie, au service de la santé visuelle des Français. », explique le Docteur Bour.

Et de conclure : « L’Assurance Maladie est dans une logique comptable, or la santé des Français ne se résume pas à des chiffres ! Nous devons bâtir un système de soins dans lequel tout le monde est gagnant : patients, médecins, assurance maladie. Ces mesures de réduction tarifaires unilatérales n’ont pas de sens. Il nous faut des actions pertinentes pour continuer à restructurer l’offre de soins et améliorer la prise en charge des patients. »

 

(Communiqué SNOF)

Une plateforme militante pour lutter contre le renoncement

 

Depuis 2012 et sa création par Martin Hirsch, l’association Optique Solidaire permet aux personnes vivant sous le seuil de pauvreté et bénéficiant de l’ACS d’accéder au parcours de soin optique. Avec le lancement d’un site d’information et de simulation, l’association entend lutter plus efficacement encore contre le renoncement.

Ce matin a été présentée la plateforme militante www.yvoirplusclair.fr  . Une initiative de l’association Optique Solidaire afin de lutter contre le renoncement aux soins optiques. Dans notre pays, 5 millions de personnes ont une vue mal ou non corrigée. « Il est inacceptable qu’en  France, avec notre système de protection sociale et notre filière d’excellence, la mauvaise vision soit encore la cause d’échecs scolaires, d’accidents, de pertes d’autonomies », s’indigne le Dr. Xavier Subirana, ophtalmologiste et président de l’association.

Face à ce constat, Optique Solidaire met en ligne un site d’information grand public, assorti d’une offre pour les personnes les plus fragiles (seniors précaires). Il s’agit de sensibiliser les populations concernées à leurs droits et à la façon de les faire valoir, et de faciliter l’accès aux informations pour les travailleurs sociaux et les aidants. « Il est nécessaire d’éclairer le parcours pour amener les gens à utiliser pleinement leurs droits », explique le Dr.Subirana, qui a tenu à rendre un vibrant hommage à tous les opticiens engagés dans une démarche radicalement non commerciale et désintéressée.

Le renoncement au soin optique est plurifactoriel. Manque d’information des bénéficiaires, non compréhension du parcours optique, délais d’attente chez l’ophtalmo, non recours (55% des bénéficiaires des ACS ne font pas valoir leurs droits), peur de la stigmatisation et de la fausse promesse.

En intégrant le simulateur mis en place par l’Etat, le site yvoirplusclair.fr constitue donc une aide à l’accès des citoyens les plus démunis à leurs droits. Un véritable enjeu de société, et un défi que les acteurs de la filière ont à cœur de relever. Avec un sens aigu de la responsabilité citoyenne, les acteurs (opticiens, fabricants, ophtalmologistes, assureurs complémentaires)  ont saisi l’occasion pour démontrer qu’avec un engagement volontariste et des produits bien sélectionnés (équipements de qualité, antireflets et anti-rayures, made in France), il était possible de se rassembler de façon transversale afin d’inventer des solutions innovantes pour faire face aux inégalités sanitaires.

Sous conditions, un bon optique est proposé afin de permettre une consultation ophtalmologique sans dépassement d’honoraire dans un délai de 3 mois et l’accès à un équipement progressif « coût zéro » parmi la collection Optique Solidaire. Ce dispositif est basé sur des principes d’économie innovante salués par le prix Nobel de la Paix Mustapha Yunus. Il est rendu pérenne par le caractère ciblé de ses bénéficiaires (600 000 personnes), par une sélection de produits choisis, par l’engagement citoyen de chacun des acteurs et par une organisation transversale qui réunit tous les acteurs de la chaîne. C’est ainsi que 550 opticiens sont présents quotidiennement sur le terrain pour lutter dans le cadre de l’association contre le renoncement. En 2017, plus de 1400 équipements ont ainsi pu être délivrés. « C’est un moment important, conclu Alexandre Montague (Trésorier de l’association). Cette démarche citoyenne montre que tous les acteurs de la filière sont susceptibles d’assembler leurs expertises au profit d’une cause sociale et qu’il est possible d’inventer des mécanismes innovants et efficaces. Cela démontre aussi que l’on peut faire confiance au secteur privé pour apporter des solutions sur des sujets de société ».

 

 

RAC 0 : les fabricants se positionnent

Panier à « reste à charge zéro » en optique : vers des équipements low cost et un accès aux soins plus complexe à coût constant pour les patients ?

 Alors que le « reste à charge » est un faux problème dans le cas de l’optique, le GIFO s’inquiète des risques sanitaires induits par la réforme « RAC 0 en optique » telle qu’elle se dessine : des produits de moindre qualité et d’origine moins facilement traçable, une catégorisation arbitraire en équipements uniformes malgré des besoins pluriels, des délais de renouvellement plus longs qui ne prennent pas en compte l’évolution de la vue ; le tout sans gain de pouvoir d’achat pour le consommateur.

Associé depuis son lancement à la concertation « Améliorer l’accès aux soins – Reste à charge zéro » lancée par le ministère de la Santé pour lutter contre le renoncement aux soins optiques, le GIFO s’alarme devant les mesures envisagées qui s’annoncent contre-productives :

  • La création d’un panier de soins composé de verres et de montures de lunettes dont les prix de vente seront limités va mécaniquement appeler la vente de produits de moindre qualité, approvisionnés depuis des fabricants « low cost », dont le respect des normes sanitaires et des performances techniques ne pourra pas être systématiquement contrôlé
  • Le projet de repousser de deux à trois ans le droit au renouvellement des lunettes, sans baisse de des cotisations, est en totale contradiction avec la réalité d’un équipement porté au quotidien tout au long de la journée par un patient qui peut l’user, l’abimer ou le casser et dont le trouble visuel peut évoluer très rapidement dans ce laps de temps (évolution de la correction, apparition d’un nouveau défaut visuel)
  • La standardisation des produits, à travers la mise en place d’une « nomenclature », exclut de la prise en charge des matériaux aujourd’hui communément utilisés –  notamment pour la sécurité des enfants –  et privilégie l’uniformisation au détriment de la multiplicité des besoins de chacun, quitte à imposer au patient des verres plus coûteux et offrant un confort visuel moindre car inadaptés à ses besoins spécifiques
  • L’obligation de se rendre chez l’ophtalmologiste pour faire « objectiver » la dégradation de sa vue et ainsi pouvoir acquérir un nouvel équipement adapté va alimenter davantage l’engorgement des cabinets d’ophtalmologie. Les opticiens s’étaient pourtant vu reconnaître le droit, sous certaines conditions, d’adapter la prescription par une mention expresse sur l’ordonnance, afin de permettre aux ophtalmologistes de libérer du temps médical consacré aux pathologies plus graves ;
  • La baisse annoncée des plafonds du remboursement dont bénéficient les assurés aura là encore pour conséquence directe la vente de produits à bas prix et de moindre qualité pour un même montant de cotisations.

Notre système de soins (dispositifs CMU-C et ACS) et le marché lui-même (distribution, organismes complémentaires, réseaux de soins) offrent aux Français la possibilité d’acquérir des lunettes sans reste à charge. La France est le pays d’Europe où le « reste à charge » des patients qui acquièrent une paire de lunettes est le plus faible. Le GIFO déplore que les objectifs initiaux de la réforme se perdent dans des logiques de transferts financiers au détriment de la santé visuelle, pendant que la concertation laisse de côté les sujets clé de l’accès aux soins optiques que sont la prévention, le dépistage précoce, l’accès à l’ophtalmologiste, l’information des assurés et bénéficiaires sociaux sur leurs droits ou encore la lutte contre les produits non conformes.

 Les fabricants appellent à sortir des logiques purement comptables et normatives et à remettre au cœur de la concertation les attentes de près 70% de Français qui ont besoin de lunettes pour bien voir.

(Communiqué du GIFO)

Smart Glasses se dit aussi en français… avec de belles innovations

Optic 2ooo a récemment annoncé le nom de la monture connectée et intelligente qu’il s’apprête à lancer : PRUDENSEE. L’enseigne travaille étroitement avec la start-up française Ellcie-Healthy qui conçoit et fabrique la première lunette connectée destinée à prévenir l’endormissement au volant. Cette lunette d’Origine France Garantie, commercialisée à partir du 23 avril, départ du Tour Auto Optic 2ooo.

PRUDENSEE conçue par Ellcie-Healthy a reçu le Prix de l’Innovation 2018, décerné par la délégation de la Sécurité Routière dans la catégorie « Equipement de prévention routière ».

Le 23 mars dernier, c’était au tour de l’équipementier automobile Valéo d’annoncer la signature d’un accord de partenariat avec la start-up Ellcie Healthy, visant à accélérer le développement de lunettes connectées intelligentes pour la conduite automobile.

Déjà actif dans le domaine pour avoir introduit des lunettes anti-éblouissement intelligentes qui se synchronisent avec les phares des véhicules, Valeo s’associe maintenant à Ellcie Healthy pour capitaliser sur l’expertise de la start-up sur le sujet des lunettes avec capteurs intégrés. Les équipes des deux sociétés vont travailler ensemble, alliant l’expérience de Valeo dans les véhicules connectés à la connaissance des lunettes intelligentes d’Ellcie Healthy. L’objectif du partenariat est d’accélérer le développement de nouvelles applications de véhicules, en menant par exemple à une sécurité routière améliorée, une conduite plus confortable et des interfaces homme-machine améliorées.